Esprit Survie
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Cuisson au feu de bois

Bannock

Farine, levure, sel, eau : le pain de camp des trappeurs, cuit à la poêle ou enroulé sur un bâton.

Bannock : définition

Le bannock est le pain de campement par excellence : une pâte rapide sans levée, cuite directement sur le feu. Née en Écosse — bannach — la recette a traversé l'Atlantique avec les trappeurs et coureurs des bois, dont elle est devenue l'aliment signature : des ingrédients secs inaltérables dans le sac, un pain chaud en vingt minutes n'importe où. La base tient en quatre lignes : 250 grammes de farine, une grosse cuillère à soupe de levure chimique, une pincée de sel, et de l'eau ajoutée progressivement jusqu'à obtenir une pâte souple qui ne colle plus aux doigts. On l'enrichit à volonté — sucre, fruits secs, fromage — selon ce qu'on a apporté.

Deux cuissons se partagent la tradition. À la poêle graissée posée sur braises douces : une galette de deux centimètres d'épaisseur, 5 à 8 minutes par face, jusqu'au son creux quand on toque dessus. Ou en pain-bâton (twist bread) : un boudin de pâte enroulé en spirale autour d'un bâton de bois vert écorcé, tenu et tourné au-dessus des braises 10 à 15 minutes — la version veillée, où chacun cuit le sien comme on ferait griller une brochette.

Sa vertu pédagogique est réelle : le bannock est un thermomètre à braises. Trop vives, il brûle dehors et reste cru dedans ; douces et régulières, il gonfle et dore — réussir son bannock, c'est avoir compris la gestion des braises. Sa vertu morale ne l'est pas moins : l'odeur de pain chaud au bivouac, quelque part entre le feu et la nuit, vaut tous les desserts du monde.

Astuce de terrain

Préparez votre mélange sec à la maison, dans un sachet de congélation par pain : au camp, versez l'eau directement dans le sachet, malaxez à travers le plastique et sortez la pâte prête — zéro saladier, zéro farine renversée, zéro vaisselle.

En stage avec Esprit Survie

Le bannock clôt souvent le repas du soir du stage immersion 48h, en version pain-bâton autour du foyer : chaque participant enroule et cuit le sien au-dessus des braises. Les ingrédients font partie de la nourriture que chacun apporte — Thierry fournit la méthode, le feu, et le tour de main du boudin de pâte bien accroché.

Pour aller plus loin, découvrez le stage immersion 48h (99€) — stages en forêt à Rive-de-Gier (Loire), entre Lyon et Saint-Étienne, en petit groupe de 8 personnes maximum, d'avril à novembre.

Questions fréquentes — Bannock

Peut-on faire un bannock sans levure chimique ?
Oui : sans levure, on obtient une galette azyme, plate et dense, parfaitement comestible et historiquement plus proche des origines du bannock. Elle se cuit plus fine — un centimètre — pour rester tendre. La levure n'apporte que le moelleux ; la farine, le sel et les braises font le reste.
Pourquoi mon bannock est-il brûlé dehors et cru dedans ?
Braises trop vives, ou pâte trop épaisse — souvent les deux. Attendez des braises douces (la paume tient 5 à 6 secondes à 15 cm), limitez l'épaisseur à deux centimètres en galette, ou étirez le boudin plus fin en version bâton, et tournez régulièrement. Le bannock cuit à la patience, pas à la puissance.

Apprenez le geste, pas seulement le mot

Nos stages de survie et de bushcraft se déroulent en forêt dans la Loire, encadrés par Thierry, en petits groupes. Initiation d'une journée à 49€ ou immersion 48h à 99€ — repas non inclus, à apporter.

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